CARTEL ROCAILLE

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CARTEL EN BRONZE CISELE ET DORE

EPOQUE LOUIS XV, PARIS, VERS 1745

Hauteur: 65cm – Largeur: 42cm – P: 13 cm

 

Notre cartel présente une propension à l’asymetrie qui le situe sans équivoque dans le style Louis XV. La rocaille s’empare du cartel d’applique pour en faire l’un de ses morceaux de bravoure les plus remarquables.

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Le jeu des courbes et contre courbes.

On pourrait presque dire que le cadran de  notre cartel devient un élément secondaire tant  le décor sculpté  retient notre regard.  Avec le bronze et le bronze seule tout est permis. Les  agitations les plus folles, les déséquilibres les plus audacieux deviennent  possibles. Les projets échevelés de certains ornemanistes comme  Juste Aurèle  Meissonnier ou Nicolas Pineau, irréalisables en tout autre matériau, peuvent être  concrétisés presque fidèlement grâce notamment à des bronziers remarquables  comme  Jacques Caffieri et Jean- Joseph St Germain.

C’est une débauche de courbes endiablées qui  se conjuguent en un mouvement ininterrompu, accompagnées de guirlandes, de buissons  de  fleurs, de pampres et de  feuillages ondulés.

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Guirlande de fleurs et feuillages ondulés
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Feuille traitement dit mat à la pointe, nervure centrale modelée en relief, vis en métal caractéristique du XVIIIème siècle.

Le mouvement à sonnerie au passage à chaperon sonne les demis et les heures. Il est joliment signé de Le Faucheur Horloger du Roy, correspondant à Lefaucheur Alexandre, Paris maître en 1729, horloger du Roi  en 1746 se situe  au pont au change en 1748,”au méridien”  quai de l’horloge en 1772-80. Chiffre bleu romain pour les heures et chiffre bleu arabe pour les minutes. Cadran d’émail blanc.

La maîtrise chez les horlogers

Pour parvenir à la maîtrise l’enfant est mis en apprentissage pour six ans (huit à dater de 1766) vers douze ou treize ans, moyennant finances, chez un maître, lequel n’en peut former qu’un à la fois à titre payant. Le nombre des apprentis du métier, payants ou non, est limité.

A la fin de ses études, l’apprenti devient compagnon. A ce titre, il devra faire un stage de trois à quatre ans chez un maître. Après quoi, il pourra prétendre à la maîtrise, à la condition d’avoir accompli son temps d’apprentissage et de compagnonnage, d’être âgé de 20 ans au moins, d’être catholique (pour la plupart des villes, dont Paris et durant les périodes de suppression de la liberté du culte), d’exécuter un chef d’œuvre, de bien répondre aux maîtres et gardes qui l’interrogeront. Après quoi, il devra « arroser » son chef-d’œuvre en offrant un banquet aux maîtres, acquitter les droits de la Communauté, du Roi, des jurés, du chef-d’œuvre.
S’il ne peut pas faire face à ces débours énormes (certains s’endettent pour toute leur vie), il restera compagnon alloué allant d’un maître à un autre.
Il existe d’autres moyens plus rapides pour accéder à la maîtrise :

· Avoir la chance d’être fils de maître
· Faire un mariage de raison en épousant la veuve de son maître.
· Se faire admettre gratuitement dans une localité manquant d’horloger.

 

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