COFFRET ART DECO, ATTRIBUE A GEORGES BASTARD.

COFFRET RECTANGULAIRE

EN BOIS D’EBENE DE MACASSAR, FILET D’IVOIRE ET DEMI-SPHERE EN IVOIRE REPRESENTANT DES SIGNES DU ZODIAQUE, JAPON EPOQUE MEIJI

ATTRIBUE A GEORGES BASTARD ( 1881-1939 )

EPOQUE ART DECO VERS 1920

H: 9,5 cm – L: 14,5 cm – P: 11,5 cm.

 

dessus

coté gauchearrièrecoté droitdetail anglecoffret ouvert

Le coffret n’a pas subi de restauration juste un nettoyage. Légère petite fente sous le coffret et fines gercures sur la demi-sphere.

Veuillez nous contacter.

GEORGES BASTARD

BASTARD-Georges

Andeville 1881 – Paris 1939

Georges Bastard est né en 1881 à Andeville, au sein d’une famille de tabletiers depuis plusieurs générations. Il quitte sa région natale pour étudier de 1896 à 1900 à l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris, pour mieux y retourner dès l’obtention de son diplôme. Travaillant dans l’entreprise familiale et s’appliquant à créer éventails, échiquiers, boîtes, coupes et bijoux ; Bastard commence une carrière autonome et envoie dès 1902 des oeuvres au Salon de la Société des Artistes Français. En 1908 il s’installe à Paris, et le succès est au rendez vous. Il ouvre sa boutique, et en 1911 il expose l’éventail « Epi d’Orge », aux volets incrustés de corne et de nacre. Acheté par l’Etat en 1912, cet objet d’art est aujourd’hui conservé au Musée d’Orsay. 

S’exprimant dans un registre tant Art Nouveau qu’Art Déco, l’oeuvre de Bastard est exposée au Salon d’Automne et à celui des Tuileries, ainsi qu’à de nombreux salons internationaux. Il s’associe avec Emile Ruhlmann pour la décoration de certains ensembles aménagés par ce dernier. Virtuose de la tabletterie, son oeuvre est remarquable par son utilisation savante et raffinée de la corne, de l’écaille, de l’ivoire ou encore de la nacre.

En 1935 il est nommé à la tête de l’Ecole des Arts Décoratifs de Limoges, puis à celle de la Manufacture de Sèvres en 1938. La carrière de Georges Bastard est arrêtée soudainement par le décès accidentel de l’artiste en 1939.

ivoire hautivoire taureau chevalivoire cheval et dosivoire tete de taureau et moutonivoire sanglier

HISTOIRE

Le tabletier est un fabricant de petits objets, originairement le fabricant des tablette à écrire dont les tablettes de cire.

D’abord le fabricant des tablettes de cire

Le métier de tabletier, le fabricant des tablettes de cire est un art ancien, vestiges faisant preuve, la plus ancienne tablette connue provient d’un bateau mycénien et date du XIVe siècle avant JC. On a d’autre part retrouvé des tablettes à Nimrud, écrites en cunéiforme.

Le « tabletier », ou « ceux qui font tables à écrire », constitue une des premières organisations de métier, entérinée par le livre des métiers d’Etienne Boileau rédigé en 1268. Ils partagent avec les mercier leur saint patron et saint Eloi avec les orfèvres dont ils sont proches puisque certaines tablettes ont été ouvragées comme de véritables bijoux, associant des matériaux comme l’ivoire, l’or ou l’argent.

Les tabletiers (titre LXVIII) travaillaient l’ivoire, la corne ou le bois dur (hêtre, buis, cèdre, ébène, cyprès) pour fabriquer de minces plaquettes enduites d’une couche de cire, sur lesquelles on pouvait écrire avec un stylet et qu’on portait suspendues à la ceinture, telles les tablette de cire.

Un statut de 1485 mêle dans le même métier « peigniers et tabliers » et, en 1407, « peigniers, tabletiers, tourneurs et tailleurs d’image ».

Si la profession se perpétue, les tablette à écrire disparaissent des textes juridiques à partir de la fin du xve siècle. Saint Hildebert devient le patron des tabletiers.

Ensuite un fabricant de menus objet.

La tabletterie est un art qui embrasse une foule de petits ouvrages qui rentrent, sous plusieurs rapports, dans ceux de l’ébéniste, du marqueteur et du tourneur.

« Les maîtres tabletiers ne font qu’un corps avec les peigniers. Leurs ouvrages particuliers sont des tabliers pour jouer aux échecs, au tric trac, aux dames, au renard avec les pièces nécessaires pour y jouer, des billes et billards, des crucifix de buis ou d’ivoire, d’où ils sont appelés tailleurs d’images d’ivoire enfin toutes sortes d’ouvrages de curiosité de tour tels que sont les bâtons à se soutenir, les montures de cannes, de lorgnettes et de lunettes, les tabatières, ce qu’on appelle des cuisines, des boites à savonnettes, & où ils emploient l’ivoire et toutes espèces de bois rares qui viennent des pays étrangers comme buis, ébène, brésil, noyer, merisier, olivier. Le domaine du tabletier est la tabletterie. »

Le tabletier fait des pièces de tour délicates et une infinité de petits ouvrages en bois, en or, en écaille, en concordataire avec des billes de toutes taille, en corne, en nacre et en ivoire; les dames pour le jeu de dames, les pièces pour le jeu d’échec, les dominos; des peignes, des bijoux, des étuis, boîtes, éventails, etc.

Aux XVIIIe et XIX siècles, plus particulièrement sous le Premier Empire, la tabletterie connaît un âge d’or grâce à la vogue des nécessaires de voyage, coffrets où s’agencent minutieusement un grand nombre d’objets issus de la production des tabletiers. Le représentant le plus célèbre de cet artisanat est Biennais Martin-Guillaume, fournisseur de l’Empereur et des cours européennes de l’époque.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s