DESSIN, TETE D’EXPRESSION 18eme SIECLE

DESSIN

ETUDE D’ENFANT PLEURNICHANT

SANGUINE

CERCLE DE JEAN-BAPTISTE GREUZE

ANONYME, ECOLE FRANÇAISE FIN 18 EME SIECLE

15x17cm

tete expression

Dès l’Antiquité, la capacité humaine à communiquer grâce aux expressions faciales et à la gestuelle n’a cessé d’intriguer peintres, médecins et philosophes. Dans le domaine artistique, Aberti est le premier à identifier la peinture d’histoire – nommée ‘istoria’ – au plus haut rang de la hiérarchie des genres picturaux, car elle traite de la figuration des actions humaines. L’istoria nécessite la représentation des émotions des personnages peints par les gestes et les expressions des passions. Cette volonté de lire les visages culmine au sein de l’Académie Royale de Sculpture et de Peinture française fondée en 1648. Grâce à la célèbre conférence de 1668 donnée par Charles le Brun, l’expression des passions devient une doctrine élevée au rang de science auxiliaire de la peinture d’histoire. Les 23 têtes d’expressions dessinées, puis gravées qui illustrent la conférence connaissent un énorme succès. Cette grammaire de l’expression des passions fait du visage l’élément essentiel de l’expression physique des passions, tout en créant un système figé qui, rapidement gênera toute évolution future. En effet, cette base pédagogique pour l’étude des émotions se révèle rapidement tyrannique dans les domaines de l’invention, du génie et de l’expression personnelle. Le besoin de représenter les passions par l’intermédiaire de mouvements corporels et faciaux dans une forme élaborée de sémiotique des passions subsiste au fil des siècles. Toutefois cette rhétorique expressive du visage subit à chaque époque ses tendances et ses contraintes. Le concours de la Tête d’expression est instauré au milieu du XVIIIe siècle. Il se situe au moment de la restauration du grand goût et de son corollaire ; la condamnation du genre minaudier. L’expression des passions est alors à nouveau au centre de l’enseignement académique. Le Comte de Caylus, initiateur de ce projet, propose aux jeunes artistes d’étudier ce qui était en quelque sorte la partie négligée de la statuaire grecque, qui voulait que l’expressivité fût résumée par les corps seuls. Ce concours réactive certes l’intérêt porté au domaine de l’expression des passions, mais il pose un nombre important de problèmes.

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Charles Le Brun

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Cadre bois doré

Montage aquarelle aux filets d’encre.

24,5 x 26,7 cm.

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Jean-Baptiste Greuze, né à Tournus le 21 aout &èé( et mort à Paris le 21 mars1805, est un peintre et dessinateur français;

Biographie

Jean-Baptiste Greuze est né le 21 août 1725 à Tournus en Saone et Loire. Fils d’un entrepreneur et architecte, Jean-Baptiste Greuze fut dès sa plus tendre enfance attiré par le dessin, malgré la volonté de son père qui le destinait au commerce. Il fut soutenu dans sa vocation par le peintre lyonnais Charles Grandon, dont il sera l’élève. Greuze suit son professeur à Paris où il s’installe en 1750. Il devient l’élève de Charles-Joseph Natoire à l’Académie royale de peinture et de sculpture, professeur avec lequel il eut des démêlés.

Ses débuts au Salon de 1755 furent un triomphe. Son Père de famille lisant la Bible à ses enfants connaît un grand succès. Il devient membre associé de l’Académie. Il part étudier à Rome de 1755 à 1757 et il y peint Les oeufs cassés peu de temps après son arrivée.

Aux couleurs claires et lumineuses, à l’attitude légère de la peinture du XVIIIe siècle, Greuze introduit un réalisme d’influence néerlandaise dans la peinture de genre et le portrait français. Par des expressions faciales vives et des gestes dramatiques, ces peintures moralisantes illustrent l’idée selon laquelle la peinture doit se rapporter à la vie. Il capture les détails des décors et des costumes, parle au cœur, éduque les observateurs et cherche à les rendre « vertueux » .

Le 3 février 1759, il épouse Anne-Gabrielle Babuty, fille d’un libraire du quai des Augustins, François Babuty, dont il expose en 1761 le portrait. Cette même année, il suscite l’engouement du public et de la critique au Salon, avec son Accordée de village.

L’année suivante, le 16 avril, à Paris, son épouse donne naissance à une première fille qu’ils prénomment Anna-Genevièvre. Elle embrassa la carrière de son père qu’elle soutiendra jusqu’à sa mort.

Greuze demande le divorce qui est prononcé le 4 août 1793, et il se venge de ses déboires matrimoniaux en exécutant un dessin au lavis intitulé La Femme en colère où Anne-Gabrielle a l’apparence d’une furie ; dessin qui est aujourd’hui la propriété du Metropolitan Museum of Art de New-York.

Ayant placé sa fortune en rentes sur l’Hôtel de Ville, la Révolution le ruina entièrement.

Mort en sa demeure le 21 mars 1805 sise rue des Fossés Saint Denis, Greuze repose à Paris au cimetière Montmartre.

Jean-Baptiste_Greuze_Self_Portrait

Jean-Baptiste Greuze, Portrait de l’artiste (vers 1769),
Paris, musée du Louvre.

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