AQUARELLE ORIENTALISTE PROSPER MARILHAT

AQUARELLE

LE TEMPLE DE SOBEK ET HAROERIS A KÔM OMBO

AQUARELLE SUR TRAITS DE CRAYONS

SIGNEE EN BAS A GAUCHE MARILHAT

ATTRIBUEE A PROSPER MARILHAT (1811-1847)

17 x 28 cm

Aquarelle avec cadre 2

Temple de Sobek et Haroëris

Le temple de Sobek et Haroëris situé à Kôm Ombo, l’ancienne Noubit, est le temple égyptien dédié au culte des dieux Sobek et Haroëris. Il est partiellement ruiné, une partie du temple s’étant effondrée dans le Nil.
Le temple de Kôm Ombo, situé à 165 km au sud de Louxor, fut construit sur une colline de la ville de Kôm Ombo en Égypte, près de la vallée du Nil, au début du iie siècle avant notre ère par trois Ptolémées.

Ptolémée VI fut à l’origine de la construction du temple de Kôm Ombo au début de son règne. La construction du temple continua avec d’autres Ptolémées dont Ptolémée XIII et s’acheva au iiie siècle.

photo

Henri Bechard — L’Égypte et la Nubie. Grand album monumental, historique, architectural, Paris, Palmieri et Béchard, 1887.

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L’orientalisme est un mouvement littéraire et artistique né en Europe occidentale au xviiie siècle. Par son ampleur et sa vogue, tout au long du xixe siècle, il marque l’intérêt et la curiosité des artistes et des écrivains pour les pays du couchant (le Maghreb) ou du Levant (le Moyen-Orient). L’orientalisme naît dans la fascination de l’Empire ottoman et suit sa lente désagrégation après la guerre d’indépendance grecque des années 1820 et la progression des colonisations européennes. Cette tendance exotique s’associe avec tous les courants artistiques du xixe siècle, académique, romantique, réaliste ou même impressionniste. Elle est présente en architecture, en musique, en peinture, en littérature, en poésie… Esthétique pittoresque, confondant les styles, les civilisations et les époques, l’orientalisme a créé de nombreux clichés et poncifs que l’on retrouve aujourd’hui encore en littérature ou au cinéma.

Georges-Antoine-Prosper Marilhat, né le 26 mars 1811 à Vertaizon (Puy-de-Dôme) et mort le 13 septembre 1847 à Paris, est un peintre orientaliste et naturaliste français. Son œuvre peint, outre deux eaux-fortes originales, a été l’objet de plusieurs gravures et lithographies d’interprétation.

L’enfance et l’adolescence de Prosper Marilhat, fils du banquier Pierre-Luc Marilhat et de Jeanne Boudal Delapchier du Chasseint, se déroulent entre le château de
Sauvagnat à Vinzelles et Thiers où il suit ses études classiques. Le dessinateur italien Giovanni Valentini (1796-1878) et l’artiste régional Michel Goutay-Riquet (1804-1858) l’initient au dessin et à la peinture.

Sa famille bourgeoise lui souhaite une carrière dans la traditionnelle coutellerie thiernoise. Pendant dix-neuf mois, Marilhat sera improvisé commis-voyageur dans le midi de la France pour le compte d’un oncle industriel coutelier. Marilhat remplit plus ses carnets de dessins que les bons de commande. Ses parents cèdent aux pressions du baron de Barante. Prosper Marilhat quitte Thiers, en 1829, pour Paris où il intègre l’atelier de Pierre- Luc-Charles Cicéri (1782-1868) qu’il abandonne rapidement pour celui de Camille Roqueplan. Il débute au Salon de 1831 avec un Site d’Auvergne.

Son goût pour Poussin et les grands classiques le font surnommer « Précis ». Le baron von Hugel qui prépare une expédition scientifique au Moyen-Orient le remarque et l’invite. Il s’embarque à Toulon sur le brick D’Assas avec toute l’expédition début mai 1831. Dans sa correspondance avec sa famille, Marilhat donne des descriptions de son voyage qui font l’admiration de Théophile Gautier « Marilhat eût pu acquérir, comme écrivain, le nom qu’il a conquis comme peintre ». Marilhat laisse l’expédition à Alexandrie, et, pour subsister il peint des portraits et quelques décors de théâtre. Il retourne en France sur le Sphinx, qui remorque l’obélisque de Louxor, en compagnie du lieutenant de vaisseau et graveur Léon de Joannis (1803-1868) et avec lequel il collaborera pour sa publication Campagne du Luxor (1835, page de garde et planche 15). Mi-mai 1833, il débarque à Marseille fort de dix albums de croquis et dessins. G. Schurr se trompe en écrivant « on le baptisa l’Égyptien ». En effet, Marilhat écrit, en rade de Toulon, le 18 mai 1833 un courrier adressé à sa sœur et signe « L’Égyptien Prosper Marilhat ».

Après un passage en Auvergne où il peint dans la région de Royat, Marilhat s’installe à Paris qu’il ne quittera plus jusqu’à sa mort hormis les deux mois de vacances qu’il passe dans la région thiernoise chaque année, et, les deux voyages qu’il effectue en Italie et en Provence. Il fréquente le « Cercle des Arts » où il rencontre Prosper Mérimée.

Marilhat grave ses deux seules eaux-fortes originales représentant les deux chef- d’œuvre : La Place de l’Esbekieh et Souvenir de la campagne de Rosette. « On ne peut que regretter un chiffre aussi faible ; Marilhat se place parmi les pionniers de l’orientalisme… En revanche, ses tableaux ont été largement diffusés par la lithographie et la gravure ».

Été 1835, sur les conseils de Théodore Caruelle d’Aligny, il effectue le traditionnel voyage en Italie (Rome, Livourne, Venise, Bologne, Milan). Charles-Philippe Auguste Carey (1824-1897) gravera en 1850 La Conversation dans un parc qui représente la villa Doria Pamphilj. Il rapporte un tableau Crépuscule qui est refusé par le jury du Salon.

Été 1836, il voyage en Provence (Viviers, Villeneuve-lès-Avignon) en compagnie de Corot et d’un ami de ce dernier Achille-Adolphe Francey (1810-1892)8, ainsi que de Gaspard-Jean Lacroix.

Malade, Marilhat ne peut retourner en Orient, et, exécute à Paris trois commandes royales en 1844 et 1845.

1846, ses amis Prosper Mérimée et Corot interviennent pour qu’une bourse de 1 200 francs lui soit attribuée.

Il meurt le 13 septembre 1847 à Paris après avoir perdu la raison, victime de la syphilis. Son atelier (61 tableaux, 22 dessins, …) est vendu les 13 et 15 décembre 1849. Prosper Marilhat est enterré au cimetière du Père-Lachaise (16e division).

Son œuvre peint a attiré l’attention d’une quarantaine de graveurs dont Julien Léopold Boilly (1796-1874), Charles Bour (1814-1881), Louis Français (1814-1897), Georges de Lafage-Laujol (1830-1858), Louis Marvy (1815-1850), William Marks (1815-1869), Marie- Alexandre Alophe (1812-1883), Adolphe Mouilleron (1820-1881), Célestin Nanteuil (1813-1873), et plus particulièrement Jean-Joseph Bellel (1816-1898), Jules Laurens (1825-1901), ainsi qu’Eugène Leroux (1811-1863).

Il subit, comme Français, l’influence de Cabat et d’Aligny, peintres de l’école de Barbizon.

Marilhat_par_Chasseriau_louvre

Portrait par Théodore Chassériau (Musée du Louvre)

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