COMMODE DE FORME GALBE
EN MARQUETERIE DE BOIS DE VIOLETTE, SATINE ET TEINTE REPRESENTANT DES BOUQUETS DE FLEURS
ELLE OUVRE A DEUX TIROIRS SANS TRAVERSE ET REPOSE SUR DES PIEDS CAMBRES.
ORNEMENTATION DE BRONZE CISELE ET DORE
MARBRE BRECHE D’ALEP
ATTRIBUEE A PIERRE ROUSSEL
H: 85 – L: 65 – P: 41 cm



ROUSSEL Pierre
Pierre Roussel (1723-1782) Ébéniste. Maîtrise le 21 août 1745. Très habile marqueteur, Roussel a laissé une production abondante, diverse et d’excellente qualité.
Reçu Maître Ebéniste en 1745, Pierre Roussel s’installe rue de Charonne, dans le faubourg Saint-Antoine sous l’enseigne » L’Image de Saint Pierre « . Grâce à ses qualités d’ébéniste et surtout de marqueteur hors pair, il acquiert très rapidement une grande notoriété. En 1762 il devient juré de sa communauté. Dès 1767 il est considéré comme l’un des meilleurs ébénistes de son époque ce que confirme « l’Almanach d’indication générale ou du Vray mérite » de 1769 qui le cite comme l’un des premiers ébénistes de Paris. Grandement apprécié par ses confrères, il devient député du corps des ébénistes en 1777 puis syndic deux ans plus tard. Ses productions abondantes et variées se sont adaptées à tous les styles du XVIIIe siècle, avec élégance et raffinement. De nombreuses commodes Louis XV, à placage de bois de rose, satiné et de bois de violette sont décorées de marqueteries de fleurs ou de nœuds de rubans. La laque et les paysages de goût d’Extrême Orient sont également souvent utilisés dans sa décoration. Sur les meubles, Transition et Louis XVI on retrouve beaucoup d’ouvrages marquetés de paysages architecturaux de villes, de rivière ou de ports, sans bien sûr oublier les marqueteries à dessins géométriques souvent employés. L’inventaire de ses marchandises, réalisé après sa mort, prouve la prospérité de son établissement que sa femme associée à ses fils, prit en gérance.


