AIGUIERE SERPENTINE,SASSANIDE.

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AIGUIERE EN SERPENTINE
EMPIRE SASSANIDE, IIIe-IVe SIECLE APRES J-C? MONTURE EN BRONZE CISELE ET DORE, VERS 1740

HAUTEUR: 21 cm

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Une oeuvre monolithe

Ce vase monolithe en serpentine présente une monture en bronze doré d’époque Louis XV. La serpentine, pierre verte parcourue de veines jaunes et de taches noires, est ici taillée en un seul morceau dans la masse, y compris l’anse, ce qui représente un tour de force.
La surface non lisse garde les traces des outils et des défauts de la pierre restent apparents. Le décor est généralement absent. Le présent vase présente toutes ces caractéristiques, avec des défauts de surface, notamment sur les cotés de la panse.

Tous ces caractéristiques indiquent que nous avons à faire à un vase datant de la période fin de l’Antiquité ou du haut Moyen-Age, peut-être Sassanide.

La monture

Dans la continuité des traditions de la Renaissance, ce vase précieux et rare a été orné d’une monture en bronze doré au XVIIIe siècle, ce qui a permis d’équilibrer l’objet, dont le pied fut certainement cassé. Autant il n’est pas rare de trouver ce genre de pièce à monture au XVIe siècle ( cf.la collection de vases en pierres dures et précieuses de la galerie d’Apollon au musée du Louvre ), autant au XVIIIe siècle, peu d’objets antique semblent avoir été montés.

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La monture en bronze doré aux lignes asymétriques à décor rocaille finement ciselé est caractéristique de la première moitié du XVIIIe siècle ( cira 1730-1750 ) de l’époque Louis XV, qui supplanta le classicisme du règne du Roi Soleil. Le travail de ciselure, celui de la dorure jouant du mat et du bruni ainsi que l’extrême soin mis dans le sertissage de l’aiguière démontrent non seulement la maîtrise technique du bronzier, mais également l’importance accordée à l’objet à l’époque.
Sur des critères stylistiques, il est possible d’envisager que l’artiste s’inspira des modèles gravés de Jules-Aurèle Meissonnier. En effet, la ressemblance des formes sinueuses et végétalisantes de de la monture autour du bec et de l’anse présentent des proximités avec
certaines gravures de motifs architecturaux ou d’ornements du recueils Oeuvre
de Juste Aurèle Meissonnier ( publié cira 1748 ).

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Seuls quelques rares objets similaires demeurent connus, comme l’exemplaire en jaspe conservé au musée Gulbenkian à Lisbonne.

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Les vases en pierres dures d’origine Sassanide à travers l’histoire

Extrêmement rares, les vases antiques en pierres dures de l’époque de l’Empire
Sassanide sont Extrêmement rares, les vases antiques en pierres dures de
l’époque de l’Empire Sassanide ont toujours été réservés aux collections
princière ou compté parmi les trésors d’église au cours des siècle. Au-delà de leur beauté esthétique sans conteste, ces objets à l’origine destinés à une élite furent également liés au pouvoir impérial , et de tout temps, les collectionneurs furent sensibles à cette appartenance. Les collections des magnifiques vases en pierres dures continuèrent d’incarner le souvenir de la puissance et de la richesse de l’Empire Sassanide.

Il ressort que les graveurs en pierres fines de la cour des Sassanides étaient bien des Orientaux, et non, comme on l’a dit parfois, des Grecs ou des Byzantins à la solde des Perses. Les Perses, passionnés par les gemmes et les objets incrustés de pierres précieuses depuis L’Antiquité, furent toujours enviés par les Romains puis par les Byzantins, qui recherchaient si avidement vases, bijoux, et tous les produits de la glyptique et de l’orfèvrerie d’origine perse. Les byzantins reconnurent leur infériorité face à leurs redoutables concurrents. C’est pourquoi bon nombre de camées, de coupes et d’aiguières, après avoir été consacrés au culte perse d’Ormuzd, sont venus prendre place dans des églises de Constantinople et servir aux usages religieux du christianisme. Par la suite, les croisés s’emparèrent de ces objets pour enrichir les églises d’Occident, comme ce fut le sort de la coupe Chosroès acheminée via Constantinople à Saint- Denis. Qui sait si cette aiguière ne prit pas aussi la route de Constantinople pour intégrer, quinze siècles plus tard, le cabinet de curiosités d’un collectionneur privé.

Veuillez nous contacter.

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